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J.A. Sauvé 1627-1629
J.A. Sauvé 1627-1629
 

Maison : J. Alphonse Sauvé  1901
Entrepreneur en Construction : Alfred  Delorme
1627 & 1629  rue Viau

Chaînage des titres :

27 juillet 1898
Notaire : J. Louis Coutlée
Vendeur : Succession Charles Théodore Viau
Acquéreur : Joseph Louis Sauvé  commerçant de Montréal
Lot de terre 1-46

Permis de construire est accordé à Alfred Delorme le 03 mars 1901

20 mars 1907
Notaire 
Vendeur: Joseph Louis Sauvé,  marchand résidant à Viauville
Acquéreur : John Walter Appliton  contremaître
Maison prix de la vente : $5500.00

27 septembre 1909
Notaire : George R. Lighthall
Vendeur: John Walter Appliton  représenté par Harry Walter Appliton son frère
Acquéreur : Alphonse E. Isidore Beaulieu,  épicier résidant à Viauville
Maison, prix de la vente : $4300.00

 

Ce jolie duplex en pierre calcaire fut l’une des premières maisons à être érigée dans ce secteur, à l’époque de sa construction il n’y avait que la première chapelle de l’autre côté de la rue et face à cette dernière la maison que possédait la famille Viau.

Cette maison semble prise en étau par ses voisines bien plus grande qu’elle. Monsieur Sauvé ne pouvait pas se douter à l’époque que sa maison serait la seule à deux étages sur ce pan de rue. Auparavant, il résidait au 358 rue Notre Dame à Maisonneuve. Il possédait avec John L. Cassidy  un commerce de verreries et vaisselles situé sur le boulevard St Laurent à Montréal  près de la rue Notre Dame. En 1901 en plus d’emménager dans sa nouvelle résidence, il a racheté les parts de Cassidy  et changé le nom du commerce.

Ce qu’il faut remarquer sur cette maison c’est cette belle corniche (a) en cuivre avec ses deux puises (b) aussi en cuivre. C'est peu probable, à mon avis, qu’à l’origine c’est ce métal qui ait été employé.  Pour les maisons  modestes le bois où encore  le fer blanc était plus répandu. Le cuivre étant réservé aux maisons prestigieuses, aux presbytères et aux églises.

Ses galeries de bois toujours existantes soutenues par des colonnes toscanes lui confèrent une allure du début siècle dernier.

a- Corniche : partie saillante qui couronne un édifice; par extension ornement en saillie d’un meuble d’un  plafond.

b- Puise : mot féminin, ornement  décoratif en forment de flèche, vase bulbe, bouteille, etc.  se trouvant au dessus de la corniche pour donner un aspect théâtral au bâtiment, aussi appelé « Puise d’énergie ».