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Joseph Normandin 529
Joseph Normandin 529
 

Maison : Joseph Normandin  1903
Entrepreneur en construction : Alfred Delorme
529  rue Théodore  Montréal

Chaînage des titres :

12 Juillet 1886
Notaire : Onésime Marin
Vendeur : R.F.A. Bruyère  fermier de Maisonneuve
Acquéreur : Charles Théodore Viau  manufacturier de Montréal
Achat de la ferme Bruyère

04 juillet 1898
Notaire : Joseph Louis Coutlée
Vendeur : Charles Théodore Viau
Acquéreur : Alfred Delorme  menuisier entrepreneur
Achat de dix lots de terre 1a-22 à 1a-31(tout le côté de la rue)
Prix de la vente : $4500.00

21 septembre 1903
« Permis est accordé à Alfred Delorme de bâtir sur les lots 1a-24 & 25 »

27 décembre 1907
Notaire : Léandre Bélanger
Vendeur : Dame Aline Winter  épouse de Alfred Delorme
Acquéreur : Louis Arthur Cadieux,  courtier d’immeuble
Achat d’une maison portant le No. Civique 21 3e avec Maisonneuve
Prix de la vente : $4000.00

27 décembre 1907
Notaire : Léandre Bélanger
Vendeur : Alfred Delorme
Acquéreur : Louis Arthur Cadieux,  courtier d’immeuble
Achat du lot voisin sans maison 1a-26

08 janvier 1908
Notaire : Valmore Lamarche
Vendeur : Louis Arthur Cadieux
Acquéreur : Joseph Normandin  marchand de Montréal
Achat du lot 1a-25 avec maison & du lot 1a-26 sans maison
Prix de la vente : $4800.00

Cette belle maison  en pierre récemment restaurée  était jadis attachée à  une maison jumelle. Elle n’est pas sans rappeler les deux autres maisons sur ce même côté de la rue un peu plus à gauche, et ce d'ailleurs pas un hasard car ces trois maisons  furent bâties par Alfred Delorme.  La maison portant le no :… fût bâtie en 1901 et le no : -- en 1902.  Outre sa jumelle, les deux autres maisons voisines de droite furent bâties en 1898 et démolies en 1971.

Cette maison aux proportions harmonieuses était destinée à la petite bourgeoisie et non pas à la classe ouvrière.

Ce qu’il faut remarquer sur cette maison c’est surtout la belle galerie qui fait toute la largeur du bâtiment. Les colonnes toscanes (a), qui donnent un charme d’époque à la maison,  ne sont pas d’origine. Si nous regardons la photographie de la rue Théodore en 1906 (archives Notman), nous pouvons constater que la galerie était à l’origine supportée par des poteaux tournés  mécaniquement.

À l’étage, se trouvait une porte qui  s’ouvrait sur un petit balcon tout juste au dessus de la porte principale.

En s'attardant sur la façade, nous nous apercevons que du  côté droit du bâtiment le chaînage d’angle (b) est manquant, probablement parce que lorsque l’on a démoli la maison jumelle (1971-72), les maçons ne se sont pas attardés à refaire ce détail esthétique  pourtant essentiel.

 

a- Colonne : support vertical constitué d’un fût de section circulaire et généralement d’une base et d’un
                     chapiteau.

 b- Chaînage d’angle : chaîne de pierre formant l’angle d’un bâtiment.