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2e Théophile Leclaire 1417-1419
2e Théophile Leclaire 1417-1419
 

3e Maison : Théophile Leclaire  1909
1417-1419 rue St Clément
entrepreneur en construction : Théophile Leclaire

La chaîne de titres :

23 novembre 1906
Notaire : René Leroux
Vendeur : Succession Charles Théodore Viau
Acquéreur : Adolphe  Deguise,  inspecteur des chemins .
Achat de quelques lots de terre

15 mai 1909
Notaire : Oscar Deguise
Vendeur : Adolphe  Deguise, domicilié au 99 rue Iberville à Montréal
Acquéreur : Théophile Leclaire, entrepreneur, plâtrier domicilié au #131 2e Ave. Viauville
Achat de deux lots de terre sans bâtisse
Prix de la vente : $1100.00

14 février 1912
Notaire : Camille Paquet
Vendeur : Théophile Leclaire, entrepreneur, plâtrier domicilié au # 131 2e Ave. Viauville
Acquéreur : Philias Larivière, négociant de Montréal
Achat de cette maison et  d’une autre sur la même rue et de terrains sans maisons dans le village de Longue Pointe
Prix de la vente : $15800.00

11 février 1914
 Notaire : Camille Paquet
Vendeur : Philias Larivière, négociant de Montréal
Acquéreur : Théophile Leclaire, entrepreneur, plâtrier
Achat des mêmes maisons & de un terrain dans le village de Longue Pointe
Prix de la vente : $20000.00

30 novembre 1917
Notaire : Odilon Crépeau
Vendeur : Théophile Leclaire,  inspecteur des bâtiments de la cité de Maisonneuve
Acquéreur : Omer Quintal, manufacturier de  carriole, domicilié au # 1890 Ste Catherine Montréal
Prix de la vente : $8100.00


Théophile Leclaire était à la fin de 19e siècle un  simple plâtrier qui devint rapidement un entrepreneur en construction. Il avait acheté beaucoup de terrains dans Viauville, notamment de chaque côté de la rue St-Clément ainsi que dans le village de Longue Pointe et sur l’île de Laval. Malgré mais recherche je n’ai pas trouvé beaucoup de maisons dans le quartier qui portent sa signature, mais il en a construit davantage dans le quartier Ste Marie.

Mais en 1912, il se retrouva en fâcheuse posture financière et décida de vendre beaucoup de ses terrains ainsi que ses deux maisons sur la rue St-Clément. Entre 1912 & 1914, il devint donc le locataire de Philias Larivière, ce dernier lui laissant la jouissance du logement qu’il occupait depuis 1903 au # 131 de la même rue.

Philias Larivière, quant à lui,  avait fait  une bonne affaire en achetant tous ses terrains et ses deux maisons en 1912,  et c'est avec profit qu'il revendit deux ans plus tard à Théophile Leclaire deux maisons et un seul terrain .

Il est surprenant d’apprendre que ni Théophile Leclaire, ni Philias Larivière n’ont résidé dans cette belle maison. Le premier de ses propriétaires à y habiter fut le charretier Omer Quintal, qui bien qu'il déménagea dans le quartier, conserva son entreprise de carriole sur la rue Papineau au sud de la rue Ste Catherine .

Cette maison a su garder sa  belle apparence d’antan et les double portes ainsi que les fenêtres d’origines y sont pour quelque chose. A première vue, elle a tout l'air d'un splendide cottage mais il s’agit en faite d’un duplex. Le fait d’avoir placé la porte du logement montant à  l’étage à l’extrême droite de la façade et d’avoir situé l’entrée du rez-de-chaussée bien au centre du bâtiment contribue à donner  cet effet. Et bien que cette façade ne soit pas tout à fait symétrique,  une belle harmonie s’en dégage.

Comme le stipulait le contrat passé avec la succession Viau, la façade devait être  en pierre et éloignée de plus ou moins de dix pieds du trottoir. Les trois autres murs pouvaient, quant à eux,  être  lambrissés  de brique d’argile.

Admirons les vitraux ( a ) qui par miracle sont encore tous présents; la corniche ( d ) de pierre de-même que l’attique ( c ) pourvu d’un parapet arqué à arc  surbaissé ( d ) lui contribuent également à lui donner une très grande élégance; le tout se termine par des puises ( e ) dont celle centrale en forme de pot à feu qui mérite d'être soulignée.

a- Vitrail : panneau constitué de morceaux de verre colorés, assemblé pour former une décoration.
b- Corniche : partie saillante qui couronne un édifice; par extension ornement en saillie d’un meuble d’un plafond.
c- Attique : couronnement horizontal décoratif, ou petit étage terminal d’une construction, placé au-dessus d’une corniche ou d’une frise importante.
d- Arc Surbaissé : arc dont la hauteur est inférieure à la moitié de la largeur.
e- Puise : mot féminin, ornement  décoratif en forment de flèche, vase bulbe, bouteille, etc... se trouvant au dessus de la corniche pour donner un aspect théâtrale au bâtiment .