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Dame Marie Clara Blondin 4477
Dame Marie Clara Blondin 4477
 

Maison : Dame Marie Clara Blondin  1916

Chaînage des titres :

01 septembre 1911
Notaire : Marie Gustave Écrément
Vendeur:  Élisabeth Aird,  veuve de  William D. Bennett
Acquéreur : Joseph Édouard Forest,  épicier de Montréal
Achat de seize lots de terre
Prix de la vente : $15,777.45

22 février 1916
Notaire : Joseph Théophile Legault
Vendeur : Joseph Édouard Forest,  épicier de Montréal
Acquéreur : Dame Marie Clara Blondin,  veuve M.G. Ecrement
Achat de seize lots de terre
Prix de la vente : $15, 777.45

13 décembre 1916
Notaire : Joseph Théophile Legault
Prêteurs : Succession Bennett  composée de :
                Percy Richards Thomas Bennett,  bourgeois, Nicholas Bennett,  Mary Bennett, & Élisabeth Laure Bennett tous résidants à Montréal
Emprunteuse: Dame Marie Clara Blondin,  veuve M.G. Écrément
Emprunte la somme de : $5500.00
Donne en garantie : une maison ayant front sur la rue Lafontaine portant le numéro 369.

08 novembre 1927
Vente à  L’Enchère devant Monsieur Eugène Rochons  huissier
N’ayant trouvé aucun preneur, la vente est annulée.

16 février 1928
Notaire : Joseph Théophile Legault
Vendeurs : Henri Écrément, commis de Montréal, tuteur des ses deux sœurs mineures : Renée 17 ans & Cécile 15 ans tous trois nées du mariage de Marie Gustave Écrément & Marie Clara Blondin
Gustave Écrément Architecte de Montréal
Émile Écrément,  manufacturier de Plattsburgh N.Y
Paul Écrément,  photographe de Montréal
Alphonse Écrément,  photographe de Montréal
Mlle Annette Écrément, de Montréal
Acquéreur : Ephrem Filion,  avocat de Montréal
Achat de trois lots de terre avec maison  2701 rue Lafontaine
Prix de la vente : $17000.00

 

Madame Marie Clara Blondin était veuve du notaire Marie Gustave Écrement  depuis cinq mois lorsqu’elle achète seize terrains tous situés au nord  sur la rue Lafontaine, entre les rues William David & Aird. Le vendeur, Monsieur Joseph Édouard Forest lui vend ses terrains au même prix qu'il les a achetés cinq ans auparavant.  Marie Clara Blondin fait rapidement construire une splendide résidence sur ces terrains, à preuve elle emprunte quelques mois plus tard à la succession Bennett, la somme de $5500.00 en donnant en garantie cette propriété.

Détail intéressant à propos du notaire Joseph Théophile Legault qui s’est occupé de la transaction; il est celui qui a repris l’étude de son collègue Marie Gustave Écrément décédé le 28 septembre 1915. Me Legault avait son étude au 1687 rue Lasalle à Maisonneuve. Il était donc tout naturel que la famille Écrément fasse affaire avec lui pour leurs testaments et leurs contrats de mariage.

Photographie prise en 1916 Archive de la famille ÉcrementPhotographie prise en 1916
Archive de la famille Écrement

En regardant la photographie prise de face, à l’époque de la construction de cette résidence, nous constatons que cette maison était totalement isolée de ses voisines, seules les maisons derrières sur la rue Ontario, construites  en 1902 occupaient le quadrilatère. En regardant attentivement cette photographie, nous comprenons aussi pourquoi la galerie se poursuit en hémicycle sur le côté droit : en effet, jadis  un beau  jardin et un petit verger se trouvaient de ce côté.

Photographie prise vers 1926 Archive de la famille Écrement
Photographie prise vers 1926

Archive de la famille Écrement

La maison se dresse sur un entresol très apparent; l’escalier, très large, nous conduit aux portes de l’entrée principale, situées bien au centre de la maison. Les larges pilastres (a) de brique forment un portique (b) imposant. De part et d’autre de l’entrée se trouvent de grandes fenêtres favorisant l'éclairage des pièces principales de la maison grâce à la lumière naturelle du soleil qui y pénètre.

À gauche de la façade, se dresse une imposante tour cornière octogonale qui jadis était coiffée d’un dôme très élaboré. Ce dôme avait à sa base de belles palmettes et des pots à feu. Son sommet servait de base pour un mat presque disproportionné par sa hauteur : plus  de  quatre  mètres de haut. Il était recouvert de tuiles de fer blanc en forme d’écaille de poisson. Malheureusement ce dôme a disparu. Pour couronner cette maison, une corniche (c) (qui chose très rare parcourt tout le tour de la maison), surmontée d’un attique (d) ayant au centre  de ses deux faces principales une cartouche (e) en fer blanc.

Lorsque nous regardons  cette maison sur le côté opposé, nous pouvons admirer sa belle symétrie. La tour cornière sépare élégamment ses deux faces aux proportions harmonieuses.
Cette maison aujourd’hui n’est plus une maison bourgeoise, l’intérieur s’est beaucoup transformé pour les besoins de sa nouvelle vocation. L’extérieur n’a pas beaucoup changé heureusement sauf pour le dôme qui je le rappelle a malheureusement disparu.  On doit aussi souligner l’ajout d’un édicule de pierre de granit sur le côté de la maison qui n’est pas d’origine.

 

a- Pilastre : pilier aux pans carré rappelant la colonne (Très utilisé à Montréal).
b- Portique : galerie ouverte au  rez-de-chaussée, à arcade ou à colonnade.
c- Corniche : partie saillante qui couronne un édifice; par extension ornement en saillie d’un meuble, d’un plafond.
d- Attique : couronnement horizontal décoratif, ou petit étage terminal d’une construction, placé au-dessus d’une corniche ou d’une frise importante.
e- Cartouche : (mot masculin) ornement sculpté ou dessiné, en forme de carte à demi déroulé et destiné recevoir une description, une devise, des armoiries :
encadrement elliptique.