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Rosanna Cayer 1455-1459
Rosanna Cayer 1455-1459
 

Maison Rosanna Cayer 1908
Entrepreneur en construction : Wilfrid Tardif
1455-1459 rue William David

29 avril 1908
Notaire : Marie Gustave Écrement
Vendeur : Dame Élisabeth Aird,  veuve de William Bennett senior, en son vivant Fermier
Acquéreur : Dame Rosanna Cayer, épouse de Wilfrid Tardif Entrepreneur en construction, résidant  au  753 rue Charlevoix , Pointe St Charles
Achat de lots de terre sans bâtiment

30 mai 1910
Notaire : Joseph Arthur Couture
Vendeur : Dame Rosanna Cayer, épouse de Wilfrid Tardif, entrepreneur en construction, tous deux résidant au 115 rue William David à  Maisonneuve
Acquéreur : Joseph L’Heureux, bourgeois de Montréal
Achat d’une maison de trois étages
Prix de la vente :$6000.00

10 juillet 1911
Notaire : Joseph Arthur Couture
Vendeur : Joseph L’Heureux, marchand  de Montréal
Acquéreur : Joseph Omer Dubois, marchand  de Montréal
Prix de la vente : $6500.00

18 janvier 1912
Notaire : M.A. Bernier
Vendeur : Joseph Omer Dubois, marchand  de Montréal
Acquéreur : Aimé Handfield, médecin résidant à Montréal
Prix de la vente : $7000.00

11 octobre 1912
Notaire : Joseph Adélard Lalancette
Vendeur : Aimé Handfield, médecin résidant à Montréal
Acquéreur :Joseph Valade,  maître charretier résidant au 128 rue William David à Maisonneuve
Prix de la vente :$ 7200.00

05 février 1913
Notaire : Joseph Adélard Lalancette
Vendeur : Joseph Valade,  maître charretier de Montréal
Acquéreur : Paul Valade,  Fils de Joseph, machiniste de Montréal
Prix de la vente :$7200.00


Cette maison, pourtant rapidement rejointe par de nombreuses voisines l’année suivante, fut l'une des toutes premières à être construite sur la rue William David. Il est à mentionner que le fermier William Bennett n’était pas très enclin à l’idée de lotir une terre que lui et ses garçons cultivaient depuis toujours. Ce n’est d'ailleurs qu’après son décès survenu en 1905 que sa veuve et ses enfants cessèrent cette activité en vendant leurs parcelles de terre.

Vous constaterez également que la pierre n’était  pas très utilisée dans les rues avoisinantes (William David, Bennett, Aird). En effet, contrairement à la succession de Charles T. Viau, la famille Bennett  n’obligeait pas les propriétaires à lambrisser la façade avec de la pierre, et ces derniers optèrent ainsi pour la brique, celle-ci étant beaucoup moins coûteuse que la pierre.  Cependant Wilfrid Tardif  et son épouse Rosanna Cayer privilégièrent tout de même la pierre pour la  façade de leur résidence.

Les balcons soutenus par des colonnes ( a ) toscanes en bois constituent la pièce maîtresse de tout l’ensemble et il est heureux qu’ils soient toujours en place un siècle plus tard. Notez qu'à l’époque, on commençait tout juste à utiliser l’escalier en fer plutôt que celui en bois toujours très répandu. C'est fort probablement parce que son propriétaire était un entrepreneur en construction bien au fait des nouveautés que cette résidence fut dotée d'un des premiers escaliers en fer !

L’élégante corniche ( b ) en fer garnie d’une frise ( c ) à motif de feston ( d ) couronne la maison. À l’origine, un parapet pastiche, qui a malheureusement disparu, surmontait cette corniche, et des puises ( e ) terminaient le tout, donnant à l'ensemble un aspect distinctif.

Voici à quoi ressemblait le fronton au dessus de la corniche à l’origine
Voici à quoi ressemblait le fronton au dessus de la corniche à l’origine

a- Colonne : support vertical constitué d’un fût de section circulaire et généralement d’une base et d’un chapiteau

b- Corniche : partie saillante qui couronne un édifice; par extension ornement en saillie d’un meuble d’un plafond

c- Frise : partie verticale de l’entablement comprise entre l’architrave et la corniche

d- Feston : ornement représentant une guirlande de fleurs et de feuilles liées en elles.

e- Puise : mot féminin, ornement  décoratif en forment de flèche, vase bulbe, bouteille, etc  se trouvant au dessus de la corniche pour donner un aspect théâtrale au bâtiment .