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Michel Galarneau 578-586
Michel Galarneau 578-586
 

Maison Michel Galarneau 1903
578-584 Letourneux

Chaînage des titres :

20 juillet 1903
Notaire : François George Crépeau
Vendeur : Pacifique Brouillette,  entrepreneur menuisier
Acquéreur : Michel Galarneau,  entrepreneur  maçon
Achat de deux lots de terre sans maison

29 septembre 1903
Permis est accordé à Michel Galarneau de bâtir sur ces lots

15 juin 1908
Notaire : Alcide Rivest
Vendeur : Michel Galarneau
Acquéreur : Alfred Baigné,  capitaine de police
Achat de deux lots de terre avec maisons et bâtisses

23 avril 1920
Notaire : Paul Paquette
Vendeur : Alfred Baigné  alias Baignet,  commis de bar agissant comme tuteur de Lucien Choquette  enfant mineur issu du mariage de Parmélia Baigné alias Baignet & Joseph Choquette  tous deux demeurent à Seattle Washington U S A
Achat de deux maisons : 180-186 Letourneux & 49-55 Fafard.

 

 

Cette simple maison  sans ornement ostentatoire représente bien le besoin essentiel de se loger. Elle fut bâtie sur deux parcelles de terrain ayant front sur le trottoir, sans balcon ni galerie et n’ayant pas de long jardin à l’arrière. La maison Michel Galarneau fut construite probablement par son propriétaire à la fin de 1903. Un acte de la Ville de Maisonneuve daté du 23 février 1904, mentionne à Michel Galarneau qu’il y a un mur construit contraire aux règlements municipaux. Il consiste en quatre petits logements en façade sur la rue Letourneux et quatre autres à l’arrière donnant sur la rue Fafard. Une porte cochère(a) à l’arrière donne accès à la cour intérieure. Cette maison arrière fût sans doute construite après la première puisque sur les premiers actes notariés aucune mention n’en est faite mais dans l’acte de vente de 1920 la maison arrière apparaît.  Ces petits logements étaient généralement habités par des familles dont le chef de famille était un ouvrier  peu scolarisé.

À première vue, nous remarquons la brique d’argile très commune dans le quartier. Les fenêtres à l’origine étaient constituées de quatre battants amovibles, qui pendant la belle saison se changeaient en persienne permettant une meilleur aération pour l’intérieur et une belle ornementation pour l’extérieur.

La corniche (b) de métal est toujours en place, seule une puise (c) à  gauche subsiste, il n’y a pas si longtemps encore, elles étaient tous en place.  Ce genre de maison mériterait davantage de sympathie de notre part  car elles constituent des témoins précieux d’une époque pas si lointaine. 

a- Porte cochère : porte dont les dimensions permettent l’entrée des voitures.

b- Corniche : partie saillante qui couronne un édifice; par extension ornement en saillie d’un meuble d’un
     plafond.

c- Puise : mot féminin, ornement  décoratif en forment de flèche, vase bulbe, bouteille, etc.  se trouvant au dessus de la corniche pour donner un aspect théâtral au bâtiment. Aussi appelée « Puise d’énergie ».