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Arsène Racette  1907
Arsène Racette  1907
 

Maison : Arsène Racette  1907
4951 rue Ste Catherine , angle nord/est de la rue Viau

La Chaîne  de titres;

01 juin 1898
Notaire : Joseph Louis Coutlée
Vendeur : Charles Théodore Viau, manufacturier domicilié à Longue Pointe
Acquéreur : Henri Anastase Plamondon, gérant de banque de Montréal
Achat de deux lots de terre

02 août 1906
Notaire : François George Crépeau
Vendeur : Henri Anastase Plamondon, gérant de banque de Montréal
Acquéreur : Arsène Racette,  boucher domicilié au 689 Notre Dame près de la rue Beaudry
Achat de deux lots de terre
Prix de la vente : $1600.00

21 avril 1927
Notaire : Paul Paquette
Vendeur : Dame Adeline Dubois, veuve Arsène Racette
Acquéreur : Pierre Olivier, estimateur, domicilié au 594 rue St Vincent à Montréal
Achat d’une maison
Prix de la vente : $13500.00


Tous les résidents du quartier ont déjà remarqué cette grande maison qui mériterait   d’être aimée davantage et d’être entretenue convenablement : elle fait peine à voir tant elle est mal entretenue. Pourtant lorsque Arsène Racette fait construire cette résidence elle est l’une des plus impressionnantes du quartier.  Cependant, il choisit un terrain à la limite de Maisonneuve et de Longue Pointe (angle Viau et Ste-Catherine) non pas sur une rue bourgeoise comme Adam mais sur la rue Ste Catherine qui commençait à être commerciale. Par ailleurs, la rue Viau au début du XXe siècle était plus tranquille qu’aujourd’hui avec ses larges trottoirs de bois et ses plantations d’arbres mais demeurait néanmoins une rue achalandée. Alors pourquoi avait-il choisi ce lieu pour faire construire sa résidence? La question reste sans réponse.

la maison Arsène Racette & sa voisine
À gauche de cette photographie nous pouvons voir la maison Arsène Racette & sa voisine. Au fond, nous pouvons admirer les bâtiments de ferme du GEORGE MOORE MEMORIAL HOME
.
Photographie de   Notman vers 1910, Musée McCord d’histoire Canadienne

Bien que cette maison soit vue facilement de deux angles, seule la façade a été privilégiée adéquatement . Il est dommage que Racette n’ait privilégié que la façade de la maison, laissant le côté (rue Viau) pourtant très visible, lambrissé autrefois  de brique. Seule l’imposante tour cornière fut lambrissée totalement de pierre. Cette façade presque symétrique  aux proportions harmonieuses est agrémentée d’un porche (a) soutenu par deux colonnes (b) en bois à chapiteaux (c) cornus. De larges fenêtres de part et d’autre  de l’entrée laissent pénétrer la lumière du matin. Le côté ouest est agrémenté d’une haute fenêtre à arc plein cintre garnie d’un vitrail. Il faut remarquer qu’elle est percée à mi-hauteur des paliers de la maison, éclairant directement la cage d’escalier de ses mille  feux.

Le plus remarquable reste bien sûr cette tour d’angle surmontée d’un dôme (d) aplati à quatre pans tronqués recouvert de tôle peinte. Ce dôme est surmonté d’un plus petit, recouvert de tuiles au motif d’écailles de poisson. Il n’y a pas si longtemps son long mât de bois se profilait dans le ciel donnant à la maison une allure plus altière.

Jadis la corniche (e) en tôle ceinturait la maison laissant le petit attique (f) se prolonger au dessus d’elle.

Il est à espérer que son prochain propriétaire reconnaisse la valeur esthétique de cette maison qui vient à peine de célébrer son centenaire.

a- Porche : construction formant avant-corps d’un bâtiment  et abritant la porte d’entrée

b- Colonne : support vertical constitué d’un fût de section circulaire et généralement d’une base et d’un chapiteau.

c- Chapiteau : partie élargie, généralement la plus décorative qui couronne le fût d’une colonne.

d- Dôme : toit galbé, de plan centré, à versant contigu ou à pans : comble élevé, de forme arrondie, couronnant  un édifice.

e- Corniche : partie saillante qui couronne un édifice; par extension ornement en saillie d’un meuble d’un plafond.

f- Attique : couronnement horizontal décoratif, ou petit étage terminal d’une construction, placé au-dessus d’une corniche ou d’une frise importante.