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Henry Foreman 1682-1686
Henry Foreman 1682-1686
 

Maison :Charles Henry Foreman 1902
1688 à 1692 Boulevard Pie IX

Chaîne de titres

22 juin  1898
Notaire : Victor Marin
Vendeur : Arthur Caron
Acquéreur : Charles Henry Foreman, résidant village de Delorimier
Achat de quelques lots de terre

05 novembre 1901
Permis est accordé à H. Foreman de bâtir sur son lot de terre

26 mai 1904
Notaire : Louis Barthelémi Houlé
Vendeur : Charles Henry Foreman, résidant village de Delorimier
Acquéreur : Édouard Henri Lanthier, manufacturier de chaussures,  résidant au 573 rue Ontario à Maisonneuve
Achat d'une maison

05 octobre 1910
Notaire  : Louis Barthelémi Houlé
Vendeur; Édouard Henri Lanthier, manufacturier de chaussures à Maisonneuve
Résidant au 422 boul. Pie IX
Acquéreur; François carrier alias Lanthier. Courtier d’assurance
Prix de la vente : $7890.00

Charles Henry Foreman habitait à l'époque sur la rue Pie IX juste au nord de la rue Lafontaine dans un joli cottage appartenant à Joséphine Desjardins. Il travaillait alors comme contremaître pour la compagnie du CANADIEN PACIFIQUE..

Quant à d’Édouard Henri Lanthier, il était au début du XXe siècle un homme prospère et résidait sur le côté nord de la rue Ontario entre les rue Lasalle & Desjardins tout près de sa manufacture de chaussures ( Kingsbury Footwear )., située sur la rue Lasalle au nord de la rue Ontario. La ville de Maisonneuve, que l'on surnommait à cette époque la « PITSBURG » du Canada, commençait à devenir un pôle important  dans la fabrication de la chaussure au Canada.

Charles Henri Foreman demanda son permis à la ville au début du mois de novembre 1901 ce qui était vraisemblablement déjà trop tard dans la saison pour faire creuser le sol et ériger la maison. C'est sans doute pour cette raison qu'il attendit au printemps 1902 pour la faire bâtir, et jusqu'en 1904 occupa le rez-de-chaussée.
À cette époque,  il avait déjà deux voisins (les maisons : Joe. Quévillon  1899 & Charles Bardorf 1898  ) , et même le voisin en  arrière  avait fait construire  sa maison de pierre ( William Fenwick 1897 ).  De l’autre côté du boulevard Pie IX se trouvait l’école de la Providence et, à côté de celle-ci, la jolie résidence des religieuses.

Cette maison à ossature de bois lambrissée de brique est tout à fait représentative du genre de maisons que l’on bâtissait encore au début du XXe siècle. Bien qu'anciennes, les galeries de la façade ne sont pas d’époque; à l’origine seul le balcon du dernier étage se détachait de la façade . Cela dit les Pilastres ( a ) qui supportent  les galeries actuelles  s’harmonisent parfaitement à l’architecture.  À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle ce genre de maison possédait un large escalier droit qui montait directement devant les deux portes de l’étage. Et si la fenêtre de gauche du rez-de-chaussée est plus basse que les autres fenêtres, c'est que l’escalier d’origine passait directement au dessus de celle-ci et s’emboîtait  parfaitement entre la maison et le trottoir.

Maison semblable à celle-ci avec son escalier droit
Maison semblable à celle-ci avec son escalier droit. Cette maison était sise sur la rue Alywin et  fut démolie en 1971

  
Les linteaux ( b ) de bois au dessus des fenêtres et des portes sont assez intrigants puisque l’on cessa de les utiliser vers 1891, les maçons préférant  les  remplacer par un assemblage de briques en forme d’arc surbaissée qui était moins coûteux et plus facile à utiliser.
Il faut remarquer sa belle toiture en fausse mansarde ( c ) recouverte de tuiles d’ardoise ( d ) encore présente de nos jours. Ses deux lucarnes ( e ) dont le tympan ( f ) arbore un motif d’éventail  tiré du style « Queen Anne 1880-1900 » était très à la mode et fut  souvent utilisé à Montréal.

a- Pilastre : pilier aux pans carrés rappelant la colonne.
(très utilisé à Montréal)

b- Linteau : pièce horizontale fermant la partie supérieure d’une porte, d’une fenêtre et soutenant la maçonnerie

c- Mansarde : comble brisée à quatre pans.
    Mansardé : disposé en mansarde -

d- Ardoise : pierre tendre et feuilletée, inaltérable à l’air, imperméable à l’humidité, qui sert principalement à la couverture des maisons.

e- Lucarne : petite fenêtre percée dans le toit d’un bâtiment.

f- Tympan : partie intérieur du fronton, section verticale de mur plein comprise entre deux fenêtres ou croisées