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Sacristain Louis Aubertin 4848-4854
Sacristain Louis Aubertin 4848-4854
 

Maison du Sacristain Aubertin 1903

Chaînage des titres :

09 juillet 1903
Permis est accordé à Louis Aubertin de bâtir sur des lots rue Adam

18 juillet 1903
Notaire : René Leroux
Vendeur : Succession Charles Théodore Viau
Acquéreur : Louis Aubertin, sacristain de la paroisse St-Clément demeurant à Viauville
Achat de deux lots de terre

 

02 mars 1905
Notaire : Camille Perrault
Vendeur : Louis Aubertin
Acquéreur : Herménégilde Aubertin, menuisier de Viauville
Achat de deux maisons

11 février 1906
Notaire J.R. François Beaudry
Vendeur : Herménégilde Aubertin
Acquéreur : Abbé Louis Alexandre Dubuc, curé de la paroisse St-Clément
Achat de deux maisons
Prix de la vente : $9300.00

18 avril 1906
Permis est accordé à L’Abbé Louis A. Dubuc de bâtir sur le lot rue St-Clément

05 février 1908
Notaire : Joseph Bonin
Vendeur : Louis Alexandre Dubuc, prêtre à Viauville
Acquéreur : Léonard Auguste Fortier,  négociant dans la ville de Maisonneuve
Prix de la vente : $8900.00

Le sacristain Aubertin fut l’un des premiers propriétaires à faire bâtir ses maisons sur ce bout de la rue Adam.  Ce n’est qu’au mois de septembre suivant que la veuve St-Onge demanda son permis pour construire sa maison à elle  située à l’autre coin de rue. Chose étrange, il demanda son permis de construction à la Ville avant de passer chez le Notaire, probablement qu'il était presser d’aménager dans sa maison !

Comme nous pouvons le voir sur le chaînage des titres, Louis Aubertin vend ses maisons à son frère qui est menuisier  et ce dernier les revend au curé de la paroisse qui est le patron du sacristain son frère. Faut-il en déduire que le monde était petit à cette époque ?

L’Abbé Dubuc fait construire sur le même terrain,  une maison tout juste à l’arrière laissant peu de place à un jardin. Elle fût la première maison de ce style construite avant celles de ses voisins sur les rues Adam et St-Clément. Il est à remarquer qu’une année après les avoir acquises, ils les revend avec une perte de $400.00.Dans toute les transactions immobilières de 1908 nous remarquons un certain marasme économique se traduisant par des pertes de centaines de « piastres » par transaction. Cette période creuse pour la municipalité de Maisonneuve va perdurer quelques années encore.

Ces deux duplex ressembleraient à bien d’autres s'il n'y avait pas la corniche (a) qui épouse la forme d’un fronton (b) chantourné. Garnie de modillons et surmontée de puises altières unique à ce genre, cette corniche fait tout le décor .Au centre de ces frontons on peut encore remarquer les empreintes laissées par la date de construction (1903).

À L’origine les balcons étaient en bois très ouvragés, qui donnaient plus d’élégances à l’ensemble. Les escaliers  étaient  à deux volées (c) : partant du sol, de larges marches de bois avec contre marches ajourées servaient pour les deux maisons. Un palier était aménagé à mi hauteur d’ou partaient  deux autres volées se rendant aux balcons respectifs.

a- Corniche : partie saillante qui couronne un édifice; par extension ornement en saillie d’un meuble d’un plafond.

b- Fronton : couronnement d’un édifice ou d’en partie d’édifice consistant en deux éléments de corniche obliques, ou d’une corniche courbe, se raccordant à la corniche de l’entablement.

c- Volée : partie d’un escalier qui s’élève d’un palier à l’autre.