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Éloi Mathieu 4798-4808
Éloi Mathieu 4798-4808
 

Maison Éloi Mathieu  1905

Chaînage des titres :

01 juin 1904
Notaire : René Leroux
Vendeur : Succession Charles Théodore Viau
Acquéreur : Éloi Mathieu,  menuisier
Lots de terre

Permis est accordé à Éloi Mathieu de bâtir le 01 mai 1905

21 février 1911
Notaire : François Georges Crépeau
Vendeur : Éloi Mathieu,  menuisier résidant à Viauville
Acquéreur : Hervé Paul Renaud,  manufacturier de cigares de Montréal
«  Un emplacement formant l’encoignure sud de la rue Adam et de la 3e avenue à Viauville. »
Prix de la vente : $13400.00

Cette grande maison fût la première de trois étages à être construite sur la rue Adam et dans le secteur. Auparavant, il n’y avait de maisons qu’à l’est de la rue Théodore et elles avaient toutes deux étages :   Maisons  Audertin,  Louis Dubuc,  L.A. Dubuc  et  St-Onge.  Il faut se rappeler qu’à l’époque, Charles Théodore Viau, et par la suite sa succession, prévoyait que la rue Adam soit la rue bourgeoise de la nouvelle ville, avec de belles villas qui la borderaient de chaque côté. La construction de cette maison indique un changement de stratégie qui  venait peut-être du fait que peu de riches bourgeois avaient manifesté de grand  intérêt à s’établir à cet endroit, préférant la rue Notre-Dame ou le boulevard Pie IX qui à cette époque était plus animés, tandis que la rue Adam n’était pas pavée, et n’avait pas  de grands arbres.

La maison Mathieu, par son emplacement sur un coin, se trouve privilégiée par la lumière naturelle qui pénètre par trois cotés, un atout d'importance à l’époque plus qu’aujourd’hui, principalement à cause de l’absence d’éclairage électrique. Ses  six très grands logements continuent à faire rêver biens des gens.  Ce genre de logement était généralement habité par des familles  dont le chef était un ouvrier spécialisé. Il est intéressant d’apprendre qu’un membre de la célèbre famille des Lenoblet Du Plessi, y a résidé.

Ce que nous remarquons de cette maison, c’est que sa façade est peu commune, la partie centrale du bâtiment est enfoncée laissant deux avancées latérales  de chaque coté.  Sa belle corniche (a) en fer blanc ouvragée qui se poursuit sur le côté gauche termine élégamment ce bâtiment .

 

a-     Corniche : partie saillante qui couronne un édifice; par extension ornement en saillie d’un meuble d’un plafond.