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André Bernier 4020-4024
André Bernier 4020-4024
 

Maison André Bernier 1914

29 septembre 1914
Notaire : Raoul Dumouchel
Vendeur : Marie Alphonsine Virginie Desjardins veuve William Edmond Monet 
résidante de Montréal
Acquéreur :André Bernier  menuisier de Maisonneuve
Prix de la vente : $1000.00

02 novembre 1914
Notaire :René Morin
François Fecteau bourgeois  du village de Providence
Emprunteur : André Bernier  menuisier de Maisonneuve
La somme de : $4000.00 à 7%

22 avril 1915
Notaire : Joseph Arthur Couture
Prêteur :Simon Dupuis  commercent de Montréal
Emprunteur : André Bernier  menuisier de Maisonneuve résidant au 146 Adam
Donne en garantie deux  maisons 155 à 159 Jeanne D’arc &144 Adam
Emprunt de la somme de : $ 1000.00

2 février 1925
Notaire : Joseph Théophile Legault
Vendeur : André Bernier 
Acquéreur : Dame Délima  Boucher résidant au 402 Pie IX  épouse de Amédée Marin
manufacturier de Montréal
Prix de la vente : $10500.00

Le menuisier André Bernier qui avait résidé pendant quelque temps sur la rue Pie IX tout près de la rue Adam, connaissait fort probablement ce terrain bien avant de l'acheter puisque c'était l’un des rares terrains vacants à cette époque dans le secteur.

A consulter le Chaînage de titres, fort est de constater qu'il ne perd pas de temps : Il contracte un premier prêt au mois de novembre, l'année suivant un second prêt et donne en garantie ses deux maisons. Il est fort probable qu’il ait travaillé sur sa maison mais il a dû certainement demandé de l'aide  à un confrère pour l’épauler dans cette tache ardue.

André Bernier a maximisé le plus possible l’espace dont il disposait car les deux maisons occupent presque la totalité du terrain, ne laissant que peu d’espace à une cour.. La maison ayant front sur la rue Jeanne D’arc ne présente que peu d’intérêt mais en revanche celle de la rue Adam possède beaucoup de panache.

Il est intéressant de remarquer que le côté de la maison est lambrissé de pierre . Même dans Viauville où la façade ne pouvait être lambrissée autrement, très souvent le propriétaire se contentait de brique d’argile pour le côté de sa maison.

Une galerie à tous les étages était essentielle à l’époque car puisqu'il n’y avait pas d’espace à l’arrière, le seul endroit pour se divertir était naturellement ce lieu où le soir pendant la belle saison la rue devenait le théâtre pour chacun. 

Tout l’attrait de cette maison se résume par l’oriel ( a ) situé du côté droit de la façade. Il donne du mouvement et intègre mieux la longue galerie.  Surmonté d’un dôme ( b )très originale, il est  recouvert de tuiles à motif de losange . Ses huit côtés sont découpés en pignons surmontés d’autant de fleurons ( c ) de métal. À l’origine un long mat terminait le tout.

Détail de la corniche et de son couronnement
Détail de la corniche et de son couronnement

Sa corniche ( d ) de métal parcourt la façade et le côté de la maison.  Ceci permet de donner plus d’unité et d’importance à l’ensemble.

Dans un temps pas si lointain,  deux magnifique puises ( e )  complétaient à merveille la corniche. Mais les intempéries et le manque d’entretien ont eu malheureusement  raison d’eux.

a- Oriel : ouvrage vitré en général en surplomb, formant avant-corps sur la hauteur de plusieurs étages;  fenêtre en encorbellement qui fait saillie dans la surface.(généralement confondu avec le «Bay- window ».

b- Dôme : toit galbé, de plan centré, à versant contigü ou à pans : comble élevée, de forme arrondie, couronnant un édifice.

c- Fleuron : ornement en forme de fleurs ou de bouquets de feuilles stylisées; ornement sculpté qui couronne un galbe, un pignon

d- Corniche : partie saillante qui couronne un édifice; par extension ornement en saillie d’un meuble d’un plafond.

e- Puise : mot féminin, ornement  décoratif en forment de flèche, vase bulbe, bouteille, etc  se trouvant au dessus de la corniche pour donner un aspect théâtral au bâtiment . Aussi appelé « Puise d’énergie ».